James Gandolfini 1961-2013

aka Tony Soprano dans les 86 épisodes de la série The Sopranos (HBO) de 1999 à 2007
The Sopranos (HBO) James Gandolfini

J’avais prévu de vous parler de King & Maxwell aujourd’hui mais ils attendront. La nouvelle ne vous a sûrement pas échappé : James « Jimmy » Gandolfini s’est éteint en Italie à l’âge de 51 ans d’une probable crise cardiaque.
Je ne pense pas avoir déjà publié dans cette colonne un hommage sur un acteur aussi bon soit-il. C’est donc ici l’occasion de faire une exception pour un acteur d’exception !

Je ne vais pas subitement me vanter d’être un grand fan de The Sopranos (traduit simplement par Les Soprano en Français). Je me souviens avoir découvert la série chez un ami qui recevait Jimmy (et qui se nommait Canal Jimmy alors). La forme très brute de la série et son récit contemporain m’avait impressionné mais je n’avais alors pas le même regard sur le genre sériel. Il va sans dire qu’aujourd’hui je n’aurais pas la même approche et qu’elle est en bonne place sur une liste de séries cultes à revoir.

Je pense avoir seulement commencé à percevoir le talent de Gandolfini lors des derniers épisodes que je dégustais religieusement. Sa capacité à enchaîner la violence envers autrui et sa propre souffrance, parfois de manière si rapprochée, me fascinait et me fascine encore.


Son personnage doit beaucoup a celui qui l’a pensé en premier lieu, mais David Chase s’est toujours montré très élogieux avec son acteur. En s’exprimant à la suite de son décès, il souligne d’ailleurs « qu’une grande partie de son génie résidait dans ce regard aux yeux tristes ». C’est tout le paradoxe de Gandolfini. Son personnage de Tony Soprano était perclus de défauts et pourtant il parvenait à se faire aimer. Ce différentiel démontre ainsi l’étendue de son talent.

Le propos de Chase était bien évidemment de voir au delà d’une simple évocation du milieu mafieux et d’analyser en profondeur les difficultés d’une famille par ailleurs ordinaire. Sur ce registre, les prestations de Gandolfini, notamment face à sa femme (interprétée par la brillante Edie Falco) seront de celles qui marquent durablement.


Sans lui la série aurait sans doute été un succès aussi. Il s’est toutefois saisit du rôle à bras le corps et traversera les six saisons sous les traits d’un Tony Soprano qui lui collait tellement bien à la peau.

“The character is a good fit. Obviously, I’m not a mobster, and there’s other aspects of the guy I’m not familiar with, like how comfortable he is with violence. But in most of the ways that count, I have to say, yeah — the guy is me. »
(« Le personnage correspond. Evidemment, je ne suis pas un mafieux et il y a d’autres aspects du personnage avec lesquels je ne suis pas familier, comme sa manière naturelle d’user de la violence. Mais dans les plupart des aspects qui compte, je dois dire que oui – je suis ce type. »)

Né en 1961 dans le New Jersey de parents aux origines italiennes également, sa carrière d’acteur aura mis longtemps à germer, lui qui aura été barman et employé d’une boîte de nuit avant de faire ses débuts à Broadway en 1992.
Je me souviens vaguement de son rôle dans True Romance et je n’ai pas vu les différents films dans lesquels il apparaissait depuis la fin de la série mais il était souvent crédités de bonnes performances.

Récemment, l’Association des scénaristes américains (WGA) avait publié une liste des meilleures séries de tous les temps. Les votes des membres s’étaient porté sur les Sopranos. Il avait sûrement eu vent de cet honneur et c’est assez tentant d’imaginer qu’il aura vécu ses derniers jours en pensant qu’il était le personnage principal du meilleur feuilleton jamais diffusé sur le petit écran, et ce dans un contexte où le récit sériel est plus que jamais très tendance…

Mais les portraits que l’on peut lire aujourd’hui sur lui (dont celui ci signé Matt Zoller Seitz) décrivent un acteur bien loin d’avoir le melon. Une vraie crème en somme qui n’avait jamais vraiment mis les pieds dans le costume tout déformé de l’acteur à succès.

Allez, je vous laisse avec une dernière citation tirée de la série (signée Terrence Winter) et je m’en vais m’incliner devant son talent en glanant des extraits sur Youtube !

« You know my feelings:  every day is a gift.  It’s just, does it have be a pair of socks? »
Tony Soprano « The Ride, » (2006)

Visuels et Vidéos : The Sopranos / HBO

Une réflexion sur “James Gandolfini 1961-2013

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