Masters of sex s01e02 (la bande son de la semaine)

(SHO) 12 épisodes prévus
Masters Of Sex s01e02

En relançant cette case spéciale du vendredi consacrée à la musique en cette rentrée, j’avais des doutes sur la faisabilité de nourrir régulièrement la dite rubrique et ce avec le plus de proximité quand à ma passion pour un secteur (la bande son) qui n’est pas toujours exploité sur le genre sériel comme il peut l’être au cinéma.
Jusqu’ici, je suis agréablement surpris par la diversité des titres qui viennent à mes oreilles régulièrement et au plaisir que je ressens ensuite à vous les faire partager. J’espère donc que vous apréciez tout autant que moi cette plage musicale !

Cette semaine, je vous propose de nous intéresser à Masters of Sex. Dans un excellent article publié dans le New Yorker, Emily Nussbaum parle d’un « Mad Men with Benefits ». Difficile d’échapper à la comparaison, mais j’avais pourtant trouvé le pilote convaincant, émettant simplement une interrogation quand à savoir si une minisérie n’aurait pas suffit.
Avec cette deuxième installation, je commence à deviner que les personnages ont les épaules pour prétendre à une intensité dramatique plus profonde. Il est peut être encore un peu tôt pour l’avancer, mais je ne serai pas surpris que Lizzy Caplan s’impose comme une révélation… mais j’y reviendrai prochainement.

Masters of Sex ne propose pas beaucoup de musique pour accompagner les deux premiers épisodes que j’ai pu voir mais il y a tout de même un très bon choix sonore avec cet extrait du dernier disque de James Blake dont voici le clip associé :


Dans une fin d’épisode très mélancolique où Viginia rentre tard à son domicile, la mise en scène joue sur le crescendo du morceau pour le faire démarrer progressivement et accompagner les dernières séquences qui incluent également un plan d’un docteur Masters contemplatif dans sa cuisine.

Ce titre de Blake plutôt calme il est vrai dans sa partie initiale choisie pour l’épisode demeure une décicion audacieuse lorsque l’on sait toute la modernité de l’artiste anglais. L’utilisation d’un titre de Gainsbourg dans la dernière saison de Mad Men avait fait du bruit car le morceau n’était pas encore enregistré à l’époque choisie par Weiner. On peut également citer Magic City et son clacissisme total qui collait scupuleusement aux titres en vogue durant la période étudiée.
Toutefois, cet anachronisme serait presque une tendance actuelle puisque c’est l’une des grande force de Peaky Blinders (que j’adore, soit dit en passant…).

Avec seulement deux disques, James Blake est déjà un artiste émergeant majeur. Son style à la croisée de chemins aussi éloignés que la soul et le dubstep, surplombés d’une voix impressionnante l’ont distingué rapidement.
Retrograde fut le single de lancement de son deuxième disque qu’il a composé avec l’aide d’un certain Kanye West et d’un autre certain Justin Vernon (Bon Iver) symbolisant à eux deux la dualité du son de Blake.

Masters of sex (SHO) posterVoilà, il faudra surement compter avec Masters of Sex durant l’automne !

Visuels : Masters of Sex / Sony / Showtime
Musique : James Blake « retrograde »
(2013 ATLAS, Polydor Rec.)

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