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Bojack Horseman s01e12 « later »

(Netflix) Saison 1 en 12 épisodes et saison 2 prévue –
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L’information n’a sûrement pas pu vous échapper : Netflix – aka le grand méchant loup – fait ses débuts en France aujourd’hui ! Après avoir choisi l’une des trois offres, vous pouvez accéder à leur catalogue (forcément limité dans un premier temps) à volonté, on parle alors de SVOD, sur abonnement donc, pour différencier avec la VOD classique où les achats se font au coup par coup.
On lit et on va lire encore longtemps un peu tout et n’importe quoi sur Netflix. Ce qui est certain, c’est que l’offre interroge sur deux points qui intéresseront tout particulièrement le sériephile. Premièrement, la consommation des programmes évolue et l’arrivée du grand méchant loup oblige tout le monde à y réfléchir (le seul replay de nos chaînes généralistes aurait encore bien besoin de s’améliorer). Et deuxièmement, le spectre du Binge-watching, cette pratique qui consiste à enchaîner les épisodes les uns après les autres – même si je ne la pratique pas – amène également une autre approche des contenus qu’il va bien falloir prendre en considération. Le format sériel et sa capacité à s’étaler sur une longue durée y trouve un surplus d’intérêt. A suivre donc…

Netflix, c’est aussi des programmes maisons dont ce Bojack Horseman ! J’ai très rarement parlé d’animation dans cette colonne mais vous pourrez constater que nous ne sommes pas très loin de nos points de repères habituels.
Bojack se trouve être un bon exemple de la méthode du grand méchant loup. Un casting de noms ronflants, une exécution impeccable et, au final, un récit qui n’a rien d’inoubliable !

Bojack Horseman est un acteur sur le retour. Après des débuts confidentiels sur une scène de stand-up, il a connu un énorme succès dans les années 90 alors qu’il tenait le rôle principal dans une sitcom familiale. Depuis, plus rien, et c’est un peu pour tenter de se reprendre en main qu’il accepte d’écrire un livre regroupant ses mémoires… ou plutôt de le faire écrire par une charmante ghostwriter !

Le style plaît ou ne plaît pas. C’est un peu comme pour les Simpsons avec leur couleur jaune, ici les personnages sont un mélange d’humanoïdes traditionnels et d’animaux anthropomorphes (tête de cheval avec corps humain par exemple). Je précise aussi – au cas il vous prendrait l’envie de voir ça avec vos drôles – qu’il s’agit d’animation pour adultes, hein !

La série a été crée par Raphael Bob-Waksberg et elle fait très largement penser à Curb your Enthusiasm, ou bien encore Californication. Le principe de l’acteur cynique sur le retour est un grand classique et les aventures rencontrées par Bojack ne surprennent personne.
L’humour n’est d’ailleurs pas systématiquement recherché. Il naît généralement de références culturelles plutôt bien amenées.

Pas question non plus d’y voir une fluidité d’animation exceptionnelle, ce n’est pas l’ambition. Par contre le character-design est très soigné. C’est l’artiste Lisa Hanawalt qui s’est chargé de créer les personnages et le résultat est superbe. La palette des couleurs, surtout, convient parfaitement à cette satyre du milieu hollywoodien.
A cela, il faut ajouter un générique de début assez hypnotique dont je ne suis jamais parvenu à détacher les yeux malgré l’avoir vu une douzaine de fois. La musique qui accompagne cette ouverture est signée Patrick Carney, moitié des Black Keys, et de son oncle, musicien lui aussi. Leur son donne une vraie couleur à la série.

Enfin, et comme souvent avec l’animation, le jeu consiste à retrouver toutes les voix des personnages. Dans le rôle de Bojack, Will Arnett (Arrested Development, The Millers) est tout simplement fantastique. A ses côtés, son compère Todd est doublé par Aaron Paul (Breaking Bad) et Diane par Alison Brie (Community, Mad Men) dans des prestations plus classiques.
Certains seconds sont plus intéressants comme Patton Oswalt qui prête sa voix à plusieurs personnages et Stanley Tucci pour la voix d’Herb !

Bojack aura la chance de revenir pour une saison 2. Je vois cette suite d’un très bon oeil car la série a fait le choix d’évoluer et puis parce que le comique de répétition s’installe progressivement, la rendant bien plus efficace en fin de saison.

Visuels : Bojack Horseman / Netflix

 

2 réflexions sur “Bojack Horseman s01e12 « later »

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