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Kingdom s01e01 “set yourself on fire”

(Audience/DirecTV) saison 1 en dix épisodes et saisons 2 et 3 prévues
owen1008rt

En faisant une petite présentation de Full Circle il y a de cela à peu près un an, je rappelais le statut à part de DirecTV dans le coeur du sériephile. Le service de télévision par satellite n’a pas une notoriété folle dans nos contrées mais il avait prolongé l’existence de deux séries emblématiques que sont Friday Night Lights et Damages !
Depuis, le réseau qui fait l’objet d’une acquisition gargantuesque par l’opérateur AT&T – soumise actuellement aux autorités de la concurrence US – s’est lancé dans la production originale. Après Rogue et donc Full Circle, on peut raisonnablement affirmer qu’ils tiennent enfin un drama solide même si son titre, Kingdom, n’est pas le plus judicieux.

Alvey Kulina tient une salle de sport à Venice dans laquelle il enseigne la pratique du MMA (Mixed Martial Arts) ou combat libre. Son fils Nate s’y prépare pour un combat tandis que Jay, son autre fils semble avoir choisi un parcours de vie plus tortueux.
Alvey n’est pas bon gestionnaire et Navy Street – le nom de sa salle – aurait bien besoin d’une locomotive. C’est dans ce contexte que son ancien poulain, Ryan Wheeler, refait surface après avoir purgé une peine de prison…

On n’en voit peut être un petit peu trop dans la bande annonce ci-dessus mais je crois qu’elle a le mérite de bien délimiter de quoi on parle. Voilà une série qui s’intéresse à une discipline de combat dans un univers peu enclin à l’émancipation de personnages féminins, tout du moins dans un premier temps. En voyant ces images, vous aurez très vite compris si Kingdom est à même de vous intéresser.

Lorsque j’écris ces lignes, j’ai déjà eu l’occasion de voir le deuxième épisode – le troisième était diffusé cette semaine – et une évidence s’est rapidement imposé à mes oreilles. Kingdom tient une bien belle bande son pour l’accompagner. Le choix pour cette chronique musicale n’était pas simple mais ce qui suit devrait mettre tout le monde d’accord. Voici les Mozes and the Firstborn :


A noter que les Mozes and the Firstborn sont néerlandais, d’Eindhoven pour être précis. Formés en 2010, ils sont en train d’amasser un petit succès grâce un son garage très accrocheur. Leur style qui s’intègre parfaitement à l’univers de la planche à roulettes convient comme il se doit à Venice.
Ce titre est joué lors d’une très belle séquence durant laquelle on suit Nate, rentrant chez lui après l’entraînement. la caméra, à l’épaule est littéralement derrière lui dans un dédale pour le moins bruyant et peu amène. La carte postale du Venice californien s’effondre en quelques instants.

La mise en scène d’Adam Davidson fait sont petit effet. En plus d’une ambiance parfaitement saisie grâce notamment à une très belle photo, Davidson démontre qu’il a prit le temps de s’organiser pour filmer les combats afin de les retranscrire au mieux.
Car il n’est jamais facile de suivre deux combattants dans un affrontement quel qu’il soit mais la discipline MMA ajoute cette complexité qui veut que la chose se passe dans une cage plutôt épaisse. L’opposition que l’on découvre en fin de pilote est impressionnante, dynamique de près comme de loin et permet au spectateur de ressentir totalement la violence engagée. Chapeau bas Monsieur Davidson car cette seule scène pouvait décrédibiliser complètement cette entrée en matière.

Kingdom est une création de Byron Balasco. Ce dernier pratique la double casquette scénariste/producteur depuis quelques années sur des séries comme Huff, Without a Trace, FlashForward, Happy Town et Detroit 187.
Balasco n’a pas fait les choses à moitié. Il a embrigadé son casting sous la houlette d’une légende du circuit UFC, Joe “Daddy” Stevenson. Au delà de la préparation physique, le combat libre façonne les attitudes de ses pratiquants qui acquièrent un déplacement singulier.
En cela, Kingdom peut se comparer à Friday Night Lights. Elles reposent sur l’expression d’un sport et s’intéressent principalement à l’environnement, de la structure familiale jusqu’au delà. Comme pour FNL, Balasco cherche à se rapprocher au plus près de la réalité sportive et construit son récit autour.

La comparaison se prolonge encore un petit peu et dans une moindre mesure avec le cast. Matt Lauria, qui apparaissait dans les saison 4 et 5 de FNL, est plutôt efficace dans le rôle du tourmenté Ryan. A ses côté, Frank Grillo se glisse parfaitement dans les pas d’un paternel fort en gueule. Enfin et pllus étonnant, ses deux fils sont interprétés par Jonathan Tucker et Nick Jonas, lequel oublie vite ici son étiquette Disney Channel.

Dérrière la vitrine MMA, Balasco tente de construire un large volet psychologique. Le fils spirituel revenu de prison est rongé par la culpabilité et le patron si sûr de lui lorsqu’il guide ses ouailles, termine sa journée en s’asseyant sur le canapé d’un psy.
Je ne suis pas certain que ses personnages parviennent à réaliser le grand écart entre performance physique et émotionnelle. Si c’était le cas, nous tiendrions avec Kingdom une petite pépite !

Visuels : Kingdom / DirecTV
Musique : Mozes and the Firstborn “i got skills” (2012 Burger Rec.)

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