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It’s a Farce, l’envers du décor avec UnREAL

(Lifetime) s01e01 “Return”, saison 1 en dix épisodes –
unreal

Intéressons nous, si vous le voulez bien, à Lifetime ! Je ne vais pas vous cacher que je dédaigne quelque peu – shame on me – cette chaîne même si j’ai, dans un lointain passé, évoqué ici même des titres comme Witches of East End et Devious Maids
Après tout, la cible de Lifetime est un public féminin mais, très franchement, femme ou pas, je n’y trouve jamais grande ambition. Sauf que cela pourrait bien changer avec UnREAL, une plongée dynamique et acérée dans les méandres d’une émission de “télé-réalité”.

C’est l’occasion de renouer avec ma chronique musicale ! La fin de l’épisode est en effet augmentée de ce superbe titre des Alt-J :

On ne présente plus le phénomène Alt-J qui après seulement deux albums semble déjà installé très haut dans la hiérarchie des artistes indie-pop qui comptent. Originaire de Leeds, le quatuor devenu trio s’est servi de ce titre pour introduire leur deuxième opus au titre de premier single. Pour la petite histoire, il contient un sample de Miley Cyrus, ce qui en fait, au delà des paroles, une illustration sonore encore un peu plus significative en l’occurrence.

“Everlasting” est un programme de télévision qui fonctionne sur un concept bien connu. Un bel éphèbe, qui se trouve être également plein aux as, doit trouver sa promise parmi une sélection de participantes plus ou moins prêtes à tout pour le séduire.
Mais il ne faut pas croire, la mise sur pied de cette émission est un vrai casse tête et c’est pourquoi la productrice exécutive a tenu à rappeler son ancienne productrice adjointe fétiche même si celle-ci s’était rendue coupable d’un burn-out mémorable…

L’orchestration de la “réalité” dans ce pan merveilleux de la création audiovisuelle n’est plus un secret pour personne. L’intérêt d’UnREAL n’est donc pas forcément d’établir ce making of. Par contre l’opposition des motivations de ceux qui construisent cette bouffonnerie injecte un regard fascinant sur la “fabrication” des émotions.
Le choix d’orienter la série autour d’un personnage instable, autant capable de manipuler avec un talent proprement démoniaque les participants que de planter dans le décor – c’est le cas de le dire – sa hiérarchie est indéniablement une belle trouvaille.

C’est Shiri Appleby (Roswell, Life Unexpected ou plus récemment dans Girls) qui relève le défi d’une héroïne versatile et sa performance convainc immédiatement. Elle parvient effectivement à additionner naïveté et malice sans effort. Je dois même dire qu’elle se débarrasse avec beaucoup de facilité de ses précédentes apparitions pour lesquelles j’avais gardé un mauvais souvenir.
A ses côté, on trouve Constance Zimmer (House of Cards, Entourage) dans un style autoritaire qui lui convient bien mais c’est à peu près tout. Le reste de la distribution me semble un peu léger et j’espère qu’il sera se hisser au niveau d’un récit prometteur.

UnREAL n’est sans doute pas le concept du siècle mais je vous le recommande chaudement, et ce d’autant plus qu’il conviendra parfaitement en période estivale !

Visuels : UnREAL / Lifetime / Wieden+Kennedy Entr.

Alt_j_hunger_of_the_pineMusique :
Alt-J “Hunger of the Pine”
(2014 Infectious Rec.)
Site officiel : altjband.com

Une réflexion sur “It’s a Farce, l’envers du décor avec UnREAL

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